Biographie de Philippe Fourel

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Philippe Fourel

Artisan du divertissement depuis 1998

"Enfant, je n'aimais pas les chansons pour enfants, surtout celles dont la musique pleine de clochettes me rendaient bizarrement triste. A leurs paroles gentillettes, je préfèrerais les histoires pour grandes personnes, par exemple celles de Jacques Brel qui m'ouvraient la porte vers des émotions inconnues, autrement attirantes.

Ce que j'admirais dans les chansons, c'était la petite pièce de théâtre qui en trois minutes raconte un décors, une vie. Mais par dessus tout, je brûlais de comprendre le mystère de leur création, les règles invisibles qui régissent l'écriture et la composition d'une bonne chanson.

Hélas, j'étais fort en maths… Cela m'entraina dans des études nettement moins passionnantes et un début de vie professionnelle tout à fait déprimant. Ecrire des chansons occupait toute ma tête.

Devenu parent, j'ai découvert l'incroyable précocité de l'intelligence des enfants. Leur comportement encore pataud, exclusivement ludique, qui dissimule une capacité de compréhension, une sensibilité déjà très avancées.

C'est quelques mois après la naissance de mon premier enfant que j'ai enregistré un premier CD jeune public, "Le Tiroir à trésors", un conte musical qui abordait des sujets comme la différence, la pauvreté, la séparation des parents… J'ai aujourd'hui trois enfants et je viens d'enregistrer mon 5 ème CD, Supernous, avec la même volonté de distraire et d'émouvoir… sans clochettes, ou presque."


Auteur de paroles de chansons, notamment pour Marienko :

Les fleurs mauves Extrait
Je pollue Extrait

Compositeur de musiques de scène, notamment pour les créations d'Alain Illel : L'étranger, Les bonnes...

Interprète de CD pour le jeune public : La fée des pigeons (Coup de coeur de l'Académie Charles Cros), Le tiroir à trésors, Chez les Zinzimpairs, Expériences.


Après une formation d'ingénieur en informatique (diplômé de l'ENSIIE à Evry) et dix ans d'expériences professionnelles variées (ingénieur, gestionnaire, prof de math), Philippe s'oriente vers la création : Ateliers Chansons de Paris (Christian Dente, Chantal Grimm), Jazz Action Valence (Gilles Trial),  Rencontres Voix du Sud à Astaffort (Brice Homs, Francis Cabrel, Richard Seff).

Primé par A Choeur Voix Nouvelle Chanson Française (Nice), Rencontres de la Chanson Française (Clermont-Ferrand), Festival Chanson de ma ville (Gien), Music on line (France Télécom), il obtient un succès d'estime avec "T'as tout".

T'as tout Extrait
Yvonne Extrait

En 1998, premier spectacle jeune public, tournée dans les Alliances Françaises (Roumanie, Egypte, Australie). En 2008, première participation au Festival d'Avignon. En 2009, élu administrateur au conseil d'administration du Off d'Avignon, membre de la commission jeune public.




"Quel curieux métier que celui d'artiste.

Dans quel autre métier ressent-on le besoin de réunir des foules pour montrer ce que l’on sait faire ? Dans quel autre métier ne recherche-t-on pas la satisfaction de la clientèle mais un “véritable triomphe” ? Dans quel autre métier revient-on se faire applaudir après de fausses sorties et attend-on un “bis” pour terminer son travail ? Aucun plombier, épicier ou docteur n'a un tel culot.

Le plus étonnant c’est que ça marche, les clients paient avant d'entrer, et certains vont même faire dédicacer leur ticket de caisse à la fin de la représentation !"

"Placez 100 spectateurs dans une petite salle. Chacun se dit : “on a bien fait de venir, ça a l’air d’avoir du succès, c'est plein, on a de la chance d’avoir eu une place, ah ça commence, bravo !!!”

Placez les mêmes 100 spectateurs dans une grande salle. Chacun se dit : “hou la la, ça ne doit pas être formidable, c’est à moitié vide, si ça me barbe je pars discrètement, tiens, je vais me mettre au fond sur le côté, en plus il se fait attendre, ah quand même...”

Dans la première salle, l’ambiance sera chaleureuse, on rira, on applaudira fort et longtemps. Dans la deuxième salle, on sera gêné, on sourira discrètement, on n'accordera que de brefs clap-claps à cette performance modeste bien que sympathique.

J'ai testé cette loi des dizaines de fois : le plus fort indice de corrélation dans la mesure du succès d'une représentation semble être le quotient du nombre de chaises occupées sur le nombre de chaises disponibles, et son explication: l'effet rassurant qu'il induit sur le public..."



"Le Festival d’Avignon a été initié par Jean Vilar en 1947 dans le but de faciliter l’accès du théâtre au public populaire : pendant ses congés, pour un prix accessible, hors des murs intimidant des lieux consacrés, à travers de grands classiques.

Il  serait gonflé d’affirmer qu’en 2010 le Festival “In” d’Avignon poursuit le même objectif. Avec ses places à 38 € dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, ses créations provocatrices et élitistes, sa communication non-initiatique, tout l’effort d’intégration du bon peuple s’est évanoui.

Comme nouvelle mission, le In aime à répéter qu’il “cultive l’excellence”. Ce slogan sous-entendrait-il que le Off cultive la médiocrité ?...

Le Festival Off , initié par André Benedetto en 1966, recherche aussi la qualité mais cultive la diversité, pratique des prix abordables (sans les énormes subventions dont bénéficie le In), et finalement partage sa passion avec 100 fois plus de spectateurs... Force est de constater que le Off est aujourd’hui 100 fois plus fidèle à l’esprit de Jean Vilar que le In!

Le In s’adresse à un public riche, cultivé et avide d’innovations conceptuelles : ne faudrait-il pas qu’il l’admette et change de slogan. Par exemple, se vanter de “cultiver les privilèges” serait... excellent."